THE GATES – VAMPIRES DE BANLIEUE CLIC

thegates.jpg

 

ABC aura largement exploité depuis deux ans le thème des apparences et des faux-semblants. L’idée est que des gens, dont le passé ou les secrets ne sont pas avouables, vivent parmi nous, dans nos banlieues résidentielles et qu’ils présentent une menace pour notre sécurité. Pour faire simple, des monstres se cachent parmi nous.  » The Gates » s’aventure à son tour sur ce sentier largement balisé par nos repères paranoïaques, mais cette fois à la mode des vampires.Nous sommes donc à « The Gates » une ville résidentielle très chic, dont l’entrée est protégée par des grilles et qui a tous les aspects d’un fort. Comme l’annonce une bannière dans le centre, cette cité est “More Than A Place To Live“. Avec un jeu sur le sens de cette déclaration qui, selon la manière dont on lit la phrase, peut faire penser à un petit paradis sur Terre ou à un enfer et un endroit où l’on risque de mourir. L’endroit, qui est l’aboutissement du projet mené par un homme d’affaires, dispose d’une police municipale équipée de tous les systèmes électroniques dernier cri.

Le décor ainsi posé, on découvre qu’une famille, les Radcliff, ne sont pas tout à fait des voisins exemplaires contrairement à ce que l’on pourrait croire et contrairement à ce qu’ils prétendent. Claire Radcliff (Rhona Mitra) est une vampire autrefois “fabriquée” par son mari  Dylan (Luke Mably) qui est le P-DG d’une importante société de biotechnologies. Ils sont parents d’une petite fille et doivent cacher leur situation pour ne pas compromettre le bonheur de l’enfant. Malheureusement, Claire est animée de pulsions incontrôlables. Elle n’assume pas cet état qu’elle n’a pas choisi et qui constitue pour elle une malédiction. On a donc une vampire affectée d’une mauvaise conscience et un autre qui tente de contrôler son état. Cela fait largement penser à True Blood et au discours sur la tolérance et la nécessité d’améliorer sa nature pour s’intégrer socialement.

Tout bascule lorsque le chef de la police locale prend sa retraite et est remplacé par un ancien inspecteur de la brigade criminelle de Chicago, Nick Monohan (Frank Grillo), qui vient s’installer avec sa famille. Son instinct de flic lui a valu quelques déboires professionnels et l’a contraint à entamer une nouvelle existence.

Monohan n’imagine pas encore qu’il va devoir affronter des bêtes sauvages, mais ses réflexes de chasseur demeurent suffisamment aiguisés pour lui permettre de renifler immédiatement que quelque chose ne tourne pas rond au sein de la famille Radcliff.

Enfin, l’histoire principale se double d’une trame secondaire qui se déroule au lycée  où sont scolarisés les enfants Monohan. Au terme du premier épisode, ce sont des loups-garous qui hantent les couloirs de l’école et non des vampires. Il n’y a pas de raisons que les parents aient des secrets et que leurs progénitures soient de petits anges sans histoire. Autant le récit principal est plutôt bien construit et le suspense y est bien ménagé, autant on peut nourrir des craintes sur cet autre versant de l’histoire. Les scénaristes Grant Scharbo et Richard Hatem ont-ils voulu ratisser au plus large ? Espérons que non. Car sans être indispensable et en ayant recours à des ficelles déjà bien usées, « The Gates » paraît un tantinet plus prometteur que ce qu’on a vu débarquer récemment.

Image de prévisualisation YouTube

Cet article a été publié le Mercredi 23 juin 2010 à 17:19 et est catégorisé sous SERIE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés.

Laisser un commentaire


Notre mariage - Il nostro m... |
CANTERBURY T@LES |
high school musical et camp... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Millenium Development Goal
| Blog du niveau intermédiaire
| Gregmontres